Deux trajectoires profondes pour aller à l’essentiel de la vie
Dans son dernier livre intitulé Avec les fées, Sylvain Tesson écrit qu’une fée ne se rencontre pas, mais qu’elle « se convoque, prenant le nom de tout moment où reculent le vacarme des hommes, la bêtise des chiffres ». Cette réflexion de l’écrivain français prend tout son sens lorsqu’on voyage dans les bas-reliefs de Jean-Paul Blais et la peinture de Thomas Grogg.
Les bas-reliefs en bois courbé patiné de
Jean-Paul Blais, d’expression abstraite,
trouvent leur inspiration dans la justesse
ressentie de signes et de formes observés
dans le réel avec suffisamment d’intensité
pour avoir envie de les matérialiser et ainsi
de les partager.
Le soleurois Thomas Grogg a fait des études
à l’École d’arts appliqués de Berne. Par ses
paysages abstraits il exprime des ambiances
en appliquant acryl et huile sur toile en couches
d’épaisseurs variées, séquences et mélanges
différents. Ses tableaux ne se donnent pas au
premier regard, le temps doit faire son travail.